Samedi, 13 octobre

DOMAINE CEZIN – Origine 2017 (AOC JASNIERES)

Jasnières est le cru des Coteaux du Loir, bien délimité sur un unique versant plein sud de 4 km de long sur environ 65 hectares. Cette micro appellation est caractérisée par son cépage, le Chenin, capable de donner des produits sublimes les grandes années.

Le domaine de Cézin, créé en 1925 est une valeur sûre de la Sarthe viticole. Francois Fresneau a fait l’acquisition de sa première parcelle de Jasnières en 1975. Après un parcours sans faute il vient de passer le flambeau à la quatrième génération, ses enfants Xavier et Amandine, qui exploitent maintenant les 15 hectares du domaine en Coteaux du Loir et Jasnières.

Avec cette cuvée, les Fresneau visent « l’origine » des Jasnières, à savoir un vin minéral et frais. Objectif atteint avec un 2017 ouvert sur des notes de bourgeon de cassis, de buis et d’agrumes. En bouche, une pointe minérale vient contrebalancer une matière ronde. Un blanc élégant et équilibré qui accompagnera à merveille un soufflé aux champignons ou un poulet mariné aux herbes.

samedi, 27 octobre

DOMAINE LA LOYANE – CUVEE ELIE 2015 (AOC LIRAC)

Situé en face de Chateauneuf-du-Pape, sur la rive droite du Rhône, l’appellation regroupe les vignobles de Lirac, de Saint-Laurent-des-Arbres, de Saint-Geniès-de-Comolas et de Roquemaure, au nord de Tavel. Les vignerons de ces côtes du Rhône gardoises ont été pionniers, se regroupant dès le XVIIIème siècle pour défendre et valoriser leur production, déjà réputée au XVIème siècle. Les magistrats locaux l’authentifiaient en apposant sur les fûts, au fer rouge, les lettres « C d R ». Terrasses de cailloux roulés et terrains calcaires produisent des vins dans les trois couleurs.

Etabli au pied du sanctuaire Notre-Dame-de-Grâce, à Rochefort-du-Gard, non loin des anciens marais asséchés par les moines du Moyen Âge, ce domaine, né en 1994 de la fusion de trois petites exploitations, fait preuve d’une grande constance dans la qualité de ces cuvées. Il est dirigé avec talent par Jean Pierre Dubois, son épouse Dominique et leur fils Romain.

Au terme de 12 mois d’élevage en fût, cette magnifique cuvée, mi-grenache mi-syrah, se pare d’une robe grenat sombre moirée de nuances noires. Après aération, le vin s’ouvre sur les petits fruits noirs soulignés de touches de vanille. Franche, généreuse et longue, la bouche se déploie sur des tanins fondus, en offrant de riches saveurs de fruits rouges et d’épices. Un vin épatant, superbe enseigne pour porter loin le nom de Lirac et qui à l’approche de l’hiver accompagnera à la perfection un boeuf bourguignon